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Peinture intérieure

Peinture intérieure : comment choisir la bonne peinture pour chaque pièce ?

Chambre, cuisine, salle de bain, couloir : chaque pièce impose ses contraintes de lessivabilité, d'humidité et de passage.

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Peinture intérieure : comment choisir la bonne peinture pour chaque pièce ?
Chantier SM BAT — Peinture intérieure

Une peinture qui tient dix ans dans une chambre peut marquer en six mois dans un couloir. Le produit compte, mais le support et la préparation comptent autant. Voici comment on raisonne sur un chantier, pièce par pièce.

Avant la pièce, le support

Le NF DTU 59.1 encadre les travaux de peinture du bâtiment et décrit trois états de finition : élémentaire, courant, soigné. La différence ne se joue pas dans le pot mais avant : rebouchage, ponçage, ratissage, dépoussiérage. En finition soignée, le mur est ratissé plein puis poncé et ne doit quasiment rien laisser voir en lumière rasante. Sur un plafond ancien, passer du courant au soigné peut doubler le temps de préparation.

La sous-couche n’est pas une option

Sur plaque de plâtre neuve, enduit frais, ancien glycéro brillant ou tache d’auréole, la sous-couche est obligatoire. Elle uniformise la porosité, bloque les remontées et donne l’accroche : d’accrochage sur support fermé, garnissante sur support poreux ou légèrement griffé. Sans elle, les couches de finition boivent de façon inégale et le mur sort avec des zones mates à côté de zones satinées. Aucune troisième couche ne rattrape ça.

Trois critères techniques, pas dix

La résistance au frottement humide

La norme NF EN 13300 classe la lessivabilité de 1 à 5. Classe 1, la plus résistante : moins de 5 µm d’usure après 200 cycles de brossage humide ; classe 2, moins de 20 µm ; classe 3, moins de 70 µm. Les classes 4 et 5 ne se lavent pas. En clair : classe 1 ou 2 en cuisine, salle de bains, couloir et chambre d’enfant ; classe 3 suffit dans une chambre d’adulte ou au plafond.

Le pouvoir couvrant

Même norme, autre échelle : l’opacité est classée de 1 à 4 pour un rendement donné, la classe 1 valant au moins 99,5 % de contraste. Une peinture « monocouche » classée 3, étalée à 12 m²/L, ne couvrira pas un mur rouge. On applique deux couches, toujours, même en blanc sur blanc.

Le taux de COV

Tout pot vendu en France porte une étiquette d’émission dans l’air intérieur, notée de C à A+. On travaille en A+ dans les pièces de vie, et surtout dans les chambres. Sur les peintures murales en phase aqueuse, la réglementation plafonne les COV à 30 g/L. Une chambre peinte le vendredi et ventilée se réoccupe le dimanche sans odeur.

Glycéro ou acrylique ?

Sur murs et plafonds, l’acrylique en phase aqueuse a gagné : faible odeur, séchage rapide, pas de jaunissement. Le glycéro garde un intérêt sur des boiseries très sollicitées, pour son tendu et sa dureté, mais il jaunit dans les pièces peu éclairées. Les alkydes en émulsion en approchent le tendu sans ces inconvénients.

Le conseil du pro

Peignez un mètre carré d’essai sur le mur concerné, pas sur une planche, et regardez-le le matin puis le soir : une teinte change avec l’orientation et l’éclairage artificiel. Achetez ensuite toute la quantité en une fois, dans le même lot de fabrication : deux lots d’un même code RAL peuvent montrer un écart visible sur un grand mur.

Ce qu’on met dans chaque pièce

Chambres

Mate ou velours, en A+. La mate absorbe la lumière, masque les petits défauts d’un mur ancien et donne une teinte profonde ; elle se lave mal, ce qui n’est pas gênant chez un adulte. Dans une chambre d’enfant, velours classe 1 ou 2 sur les murs accessibles.

Séjour et salle à manger

Velours sur les murs, mate au plafond. Le velours donne un léger reflet et se nettoie à l’éponge humide. Sur un grand pan exposé à une baie, la mate reste préférable : le satin y révèle chaque ondulation du support.

Couloir, entrée, cage d’escalier

C’est là que la peinture souffre : sacs, roues de poussette, mains, aspirateur. Satiné ou velours renforcé, classe 1. Sur les soubassements jusqu’à un mètre, un satiné franc se justifie, comme dans les parties communes d’immeuble.

Cuisine et salle de bains

Peinture spécifique pièces humides, classe 1, et ventilation pendant comme après les travaux. Le sujet mérite un article à lui seul : la préparation y pèse plus que le produit.

Plafonds

Mate, toujours : un plafond satiné renvoie la lumière et dessine chaque bande de plaque et chaque reprise d’enduit. Le RAL 9010 reste la valeur sûre ; le RAL 9003, plus froid, s’accorde mieux avec des murs gris.

Boiseries et radiateurs

Satiné ou brillant, alkyde émulsion ou glycéro selon la sollicitation. Sur un radiateur, produit tenant la chaleur, appareil froid, jamais en chauffe.

Quantités, temps, organisation

Le rendement type d’une peinture murale en phase aqueuse est de 10 à 12 m²/L par couche, plutôt 8 à 10 sur support poreux ou ratissé. Pour une pièce de 12 m² au sol sous 2,50 m, on compte environ 35 m² de murs, soit 7 L pour deux couches, plafond non compris.

  • Recouvrement d’un acrylique : 4 à 6 h à 20 °C, plus si la pièce est froide ou humide.
  • Recouvrement d’un glycéro : 12 à 24 h.
  • Dureté finale du film : deux à trois semaines, délai avant tout lavage.
  • Sous 10 °C ou au-delà de 80 % d’humidité, on ne peint pas.

Ordres de grandeur en Île-de-France

PosteOrdre de grandeur
Murs, deux couches, support sain25 à 35 €/m²
Plafond, deux couches30 à 45 €/m²
Ratissage complet avant peinture+ 12 à 22 €/m²
Porte, deux faces et chants90 à 180 € l’unité
Chambre de 12 m², murs et plafond900 à 1 600 €

Ces fourchettes sont indicatives ; seul un devis établi après visite engage l’entreprise.

Ce qui se fait soi-même, ce qui ne vaut pas le coup

Repeindre soi-même une chambre carrée aux murs sains, en mate blanche, se fait très bien sur un week-end avec du matériel correct. Un ratissage plein, un plafond de 25 m², une cage d’escalier avec échafaudage ou un support fissuré, non : deux jours de bricolage y ajoutent souvent une journée de reprise.

Faut-il vraiment deux couches ?

Oui. Une couche unique donne un film trop fin, qui s’use vite au nettoyage. Le rendement annoncé sur le pot vaut pour une couche, pas pour un chantier fini.

Peut-on peindre directement sur un ancien satiné ?

Pas sans préparation : égrener au papier abrasif fin, dépoussiérer, puis sous-couche d’accrochage. Sinon la finition pèle au premier choc.

Une teinte foncée demande-t-elle plus de couches ?

Souvent trois : les bases foncées contiennent moins de pigment blanc. Une sous-couche teintée dans un gris proche réduit le nombre de passes.

Comment obtenir un devis chiffré ?

Par une visite sur place : on mesure, on sonde le support, on fixe l’état de finition attendu. SM BAT se déplace en 93, 95, 78, 92 et à Paris, au 06 29 82 70 72.

En résumé

  • La préparation et la sous-couche décident du rendu final plus que la marque du pot.
  • Trois repères suffisent : classe de frottement humide NF EN 13300, pouvoir couvrant, étiquette A+.
  • Mate au plafond et dans les chambres, velours en séjour, satiné dans les zones de passage et sur les boiseries.
  • Deux couches, 10 à 12 m²/L, 4 à 6 h entre les passes, pas de lavage avant trois semaines.

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