Peinture intérieurePlâtrerie & cloisonsRevêtements de sols & mursIsolation par l'extérieurMaçonnerieRavalement de façadeParties communesNettoyage & démoussagePeinture décorativeRénovation d'appartementDevis gratuit sous 48 hSaint-Denis · 93 · 95 · 78 · 92 · 75Agence de Saint-DenisAgence du PecqPeinture intérieurePlâtrerie & cloisonsRevêtements de sols & mursIsolation par l'extérieurMaçonnerieRavalement de façadeParties communesNettoyage & démoussagePeinture décorativeRénovation d'appartementDevis gratuit sous 48 hSaint-Denis · 93 · 95 · 78 · 92 · 75Agence de Saint-DenisAgence du Pecq
Prix, devis et choix de l'artisan

Comment comparer plusieurs devis de peinture ?

Ramener trois devis à surfaces égales et à nombre de couches égal : la méthode, et les postes qui manquent presque toujours.

Accueil › Blog › Prix, devis et choix de l'artisan
Comment comparer plusieurs devis de peinture ?
Chantier SM BAT — Prix, devis et choix de l'artisan

Trois devis pour le même appartement : 4 200, 5 800 et 7 500 €. Le réflexe est de regarder le bas de la page et de classer. C'est la plus mauvaise façon de choisir, parce que ces trois documents ne décrivent presque jamais le même chantier. Les ramener à une base commune prend une heure et renverse souvent le classement.

Pourquoi trois devis ne sont pas comparables en l'état

Deux entreprises qui visitent le même logement n'écrivent pas le même devis, et ce n'est pas forcément de la mauvaise foi. Quatre choses varient :

  • Le métré : l'une mesure les murs développés, l'autre reprend la surface habitable, une troisième déduit les ouvertures.
  • Le niveau de préparation : un égrenage et un ratissage général ne demandent pas le même nombre d'heures, et les deux s'écrivent « murs préparés ».
  • Le périmètre : protection, échafaudage, nettoyage — inclus chez l'un, en option chez l'autre, oubliés chez le troisième.
  • Les produits : le rendement et le nombre de passes changent du tout au tout selon l'opacité de la peinture retenue.

Comparer consiste donc à reconstruire trois devis décrivant le même travail. Les mentions obligatoires — SIRET, assurance, validité — relèvent d'une autre vérification, traitée dans notre article sur le contenu d'un devis de peinture ; on les suppose ici présentes sur les trois.

Partir du même cahier des charges

Le travail commence avant de recevoir les devis : envoyez aux trois entreprises le même texte écrit — pièces concernées, vos mesures, nombre de couches, aspect voulu, boiseries reprises ou non. Trois devis issus d'une même demande écrite sont déjà aux trois quarts comparables.

Étape 1 — vérifier que les surfaces parlent de la même chose

C'est le point qui fausse le plus de comparaisons, et il est invisible si on ne le cherche pas. Deux surfaces circulent :

  • La surface au sol, celle du bail : 70 m² pour un appartement de 70 m². C'est aussi, à peu près, la surface de plafond.
  • La surface développée des murs : le périmètre de chaque pièce multiplié par la hauteur, soit 2,2 à 2,8 fois la surface au sol dans un logement courant.

Un appartement de 70 m² au sol représente donc 150 à 190 m² de murs. Un devis annonçant « 70 m² de peinture » n'a pas chiffré les murs : il a repris la surface du bail. Comparé tel quel à un devis de 165 m², l'écart n'a aucun sens.

Autre variable : portes et baies se déduisent ou se comptent brutes selon l'usage de l'entreprise, avec un écart qui peut atteindre 10 à 15 % du métré dans une pièce très vitrée. Les deux pratiques se défendent, mais il faut savoir laquelle a été retenue.

Mesurez vous-même, une fois

Dix minutes par pièce : périmètre × hauteur pour les murs, longueur × largeur pour le plafond, mètres linéaires pour plinthes et huisseries. Ces chiffres deviennent votre référence ; en divisant chaque total par vos surfaces, les trois devis se lisent enfin en €/m².

Étape 2 — égaliser les couches et le niveau de finition

Une couche de moins, c'est environ un quart du temps d'application en moins. Un devis à deux couches n'est pas moins cher qu'un devis à « impression + deux couches » : il propose autre chose, et sur un support absorbant le résultat ne sera couvrant que par endroits. Vérifiez la sous-couche et son type, le nombre de couches, puis deux repères qui ne figurent presque jamais spontanément :

  • La classe du produit : la norme NF EN 13300 classe les peintures d'intérieur selon la résistance à l'abrasion humide et le pouvoir masquant. Une classe 1 ou 2 au lessivage ne se compare pas à une classe 4.
  • Le degré de finition au sens du DTU 59.1 — élémentaire, soignée, très soignée. Il fixe la planéité exigée, donc les passes d'enduit.

Deux entreprises peuvent écrire « murs et plafonds préparés et peints » sans vendre le même ouvrage.

Étape 3 — lister les postes qui manquent

Un poste absent n'est pas un poste gratuit : il sera facturé plus tard, ou exécuté à l'économie. Passez les trois documents au crible :

  • Préparation : égrenage, ponçage, dépoussiérage, rebouchage, pontage des fissures, ratissage ou enduit de lissage.
  • Protection : bâchage des sols et du mobilier, masquage des menuiseries.
  • Travail en hauteur : sous 2,50 m on travaille à la perche ; au-delà, l'échafaudage est un poste à part entière.
  • Dépose et repose : plaques électriques, luminaires, tringles, cache-radiateurs.
  • Nettoyage et évacuation : sols remis en état, sortie des bâches, des pots et des gravats d'enduit.

Dans votre grille, n'écrivez pas « 0 € » pour un poste manquant : écrivez « absent ». Il reste à chiffrer, chez vous ou chez l'entreprise.

Le conseil du pro

Quand un seul des trois devis mentionne la protection, l'échafaudage et le nettoyage, c'est en général le seul qui a vraiment regardé le chantier ; les autres ont donné un prix de surface. Sur place, ces lignes sautent aux yeux : un plafond de couloir à 3,20 m, un parquet ancien à protéger centimètre par centimètre, des plinthes moulurées. Les devis qui ne les écrivent pas ont choisi de les découvrir en cours de route.

Étape 4 — traquer le « si nécessaire, en supplément »

C'est le mécanisme de dérapage le plus courant en peinture, et il prend plusieurs visages : « rebouchage si nécessaire », « ratissage selon état du support », « sous réserve de bon état du subjectile ».

Le problème n'est pas la réserve — personne ne voit à travers un papier peint — mais son absence de prix. Quand elle se déclenche, l'entreprise est sur place, les pièces sont vides et votre marge de négociation est nulle. La réponse tient en une demande : un prix unitaire. « Ratissage : 15 €/m² si demandé en cours de chantier » est une réserve acceptable parce qu'elle se compare ; « selon état » n'en est pas une. Et tout supplément doit passer par un avenant écrit avant exécution.

Étape 5 — les produits sont-ils nommés ?

« Peinture acrylique mate de qualité professionnelle » n'engage à rien. Une marque, une gamme et une référence, si : fiche technique, rendement et classe deviennent vérifiables.

Le rendement sert de test de cohérence. Une peinture murale couvre 8 à 12 m² par litre et par couche : pour 165 m² de murs en trois passes, il faut 45 à 60 litres. Un devis qui détaille les fournitures et annonce 20 litres a faux quelque part — le métré ou le nombre de couches.

La grille de comparaison

Recopiez ce tableau sur une feuille ou un tableur, devis en main. Les cases que vous ne pourrez pas remplir désignent les questions à poser avant de signer.

PosteDevis ADevis BDevis C
m² de murs retenus
m² de plafonds retenus
Ouvertures déduites ?
ml de boiseries et plinthes
Sous-couche : type et surfaces
Nombre de couches de finition
Aspect, classe, produit nommé
Rebouchage et fissures
Ponçage et dépoussiérage
Ratissage ou enduit de lissage
Protection sols et mobilier
Échafaudage, travail en hauteur
Dépose et repose des équipements
Nettoyage et évacuation
Réserves « si nécessaire » et leur prix unitaire
Durée annoncée et acompte
Taux de TVA appliqué
Total TTC
Prix ramené à vos m² (€/m²)

Ces fourchettes sont indicatives ; seul un devis établi après visite engage l'entreprise.

La dernière ligne décide. Deux devis qui, normalisés, tombent à 10 % l'un de l'autre se jouent sur autre chose : la disponibilité et la précision des réponses techniques.

L'écart anormalement bas et ce qu'il cache

Un devis 15 % sous les autres se discute. Un devis 40 % en dessous décrit autre chose. L'argument « nous achetons la peinture moins cher » ne tient pas : la main-d'œuvre représente 70 à 80 % du coût d'un chantier de peinture, les fournitures un quart au mieux. Un tel écart vient donc des heures :

  • Une couche au lieu de deux, ou pas de sous-couche sur un support qui l'exige.
  • Une préparation réduite à l'égrenage là où il faudrait reboucher, ponter et lisser.
  • Une peinture à faible pouvoir masquant, qui laisse l'ancienne teinte transparaître.
  • Une protection sommaire : les projections sur sols et menuiseries seront pour vous.
  • Un acompte élevé réclamé avant tout démarrage, ou un travail sous-traité que personne ne suit.

Le devis le plus cher n'est pas pour autant le meilleur : normalisé, il arrive qu'il ajoute des postes inutiles — boiseries en bon état, ratissage d'un mur déjà plan. La grille sert aussi à retirer le superflu.

Combien de devis demander ?

Trois suffisent, à condition qu'ils reposent sur la même demande écrite et sur une visite. Au-delà, les délais de réponse décalent le chantier sans rien apporter.

Peut-on montrer un devis concurrent à une entreprise ?

Rien ne l'interdit, mais montrez le détail technique plutôt que le montant : agiter un prix pour obtenir un alignement conduit surtout à retirer des postes du devis.

Que faire si les trois devis annoncent des surfaces différentes ?

Imposez les vôtres : communiquez votre métré pièce par pièce et demandez un recalcul sur cette base. Celui qui refuse de s'aligner sur des mesures vérifiables vous renseigne déjà.

Un devis avec peu de lignes est-il forcément mauvais ?

Pas s'il renvoie à un descriptif joint. Ce qui compte, c'est que surfaces, produits, couches et préparation existent quelque part par écrit. Sinon, ce n'est pas un devis, c'est un prix.

En résumé

  • Même demande écrite, mêmes surfaces : mesurez une fois, puis ramenez chaque devis en €/m².
  • 70 m² au sol représentent 150 à 190 m² de murs : vérifiez quelle surface a été chiffrée.
  • Égalisez couches, aspect, classe du produit et degré de finition avant de regarder un total.
  • Un poste absent n'est pas gratuit, et chaque « si nécessaire » doit porter un prix unitaire.
  • Un écart de 40 % se joue sur les heures : la préparation ou les couches, pas la peinture achetée.

SM BAT se déplace, mesure et remet un devis détaillé poste par poste, en Seine-Saint-Denis, Val-d'Oise, Yvelines, Hauts-de-Seine et à Paris : 06 29 82 70 72.

À lire aussi

Trois autres articles sur le même terrain.